mardi 21 février 2006
Le Louvre la nuit
C’est beau le Louvre la nuit, il y a beaucoup moins de monde, on dirait que les gens sont moins excités et qu’ils parlent plus doucement.
Même la salles des États est quasiment déserte, surtout depuis qu’ils ont interdit toute photos de la Joconde les japonais ne s’y précipitent plus comme avant.
Mais pour être vraiment au calme il faut sortir du trajet infernal la Venus de Milo, la victoire de Samothrace et de la Joconde et préférer la peinture française ou les écoles du nord.
Regardez la photo prise salle 36 de Jean-Antoine WATTEAU et son pierrot, c’est calme et on peut prendre le temps sans se bousculer.
Et si la peinture vous emmerde vous pouvez toujours regarder par la fenêtre la vue est sublime.
A noter que quelques tableaux de Jean-Auguste Dominique Ingres ont disparus est-ce pour préparer l’exposition que lui consacre le Louve cette année ou alors est-ce un Oompa-loompa qui l’a volé ?
Les nocturnes au Louvre c’est le Mercredi et le vendredi soir jusqu'à 21h45.
L’exposition Ingres du 24 février 2006 au 15 mai 2006.
dimanche 5 février 2006
Marc Desgrandchamps
Mon blog part un peu en live ces derniers temps, beaucoup de balablas futiles et peu d’expos alors voici le compte rendu de la petite dernière au centre Georges Pompidou sur Marc Desgrandchamps, un peintre qui expose des oeuvres énigmatiques tirées de sources à la fois picturales, photographiques et cinématographique.
Il joue de l’opacité, de la transparence et de la surimpression.
Son travail est intéressants mais n’allez pas à Beaubourg uniquement pour lui car il n’y a que douze tableaux, j’ai trouvé la visite très rapide, d’ailleurs j’ai peu de chose à dire sur lui, même Lunettes rouges à séché sur le sujet.
Mais vous pouvez y jeter un œil en couplant votre visite avec l’exposition Big Bang.
Exposition Marc Desgrandchamps centre Pompidou jusqu'au 6 mars 2006
jeudi 2 février 2006
Charlotte Perriand
En ce moment au centre Georges Pompidou il y a une exposition sur Charlotte Perriand, une figure emblématique de l’architecture du 20e siècle.
Ce qui m’a marqué ce sont les appartements très fonctionnels qu’elle à réalisé aux Arcs 1800 et notamment le bloc salle de bain. C’est drôle car il y a fort longtemps je suis allé dans cette station justement dans des appartements qu’elle avait conçus et cette salle de bain en un bloc préfabriqué orange me fascinait (Fred si tu te souviens)
On avait l’impression qu’en fermant la porte si on laissait couler l’eau de la baignoire on aurait pu remplir toute la salle de bain, dommage je n'ai pas pu vous ramener de photos (je me suis fais engueler).
Toutes les infos sont ici et il y a même une vidéo qui explique son travail aux Arcs.
C’est drôle je ne connaissais pas cet architecte (j’en connais peu) mais la visite de cette exposition m’a rappelé de bons souvenirs.
jeudi 15 décembre 2005
William Klein
William Klein aujourd’hui reconnu comme photographe mais il est aussi peintre, cinéaste, graphiste et publicitaire, c’est un artiste complet qui se pose ce genre de questions :
Comment photographier sans faire de la photographie, comment faire de la peinture à l’aide de la photographie, puis faire du cinéma à l’aide de la photographie ?
Vous avez probablement déjà vu ses œuvres (surtout publicitaire) et Beaubourg lui consacre une exposition que William Klein a entièrement supervisé.
Ses épreuves gelatino-argentique (car dans le monde de l’art on ne dit pas une photos mais une épreuve gelatino-argentique) d’art sont brutes et mal cadrées volontairement et il ne veut pas être un photographe romantique, son style est plutôt trash.
Je vous invite à faire une recherche sur Google pour avoir un aperçu de son travail.
C’est bien fait mais on reste sur sa faim car il n’y a pas beaucoup de photographies de ses travaux publicitaires, à coupler avec la visite de Big Bang par exemple.
William Klein centre Georges Pompidou 7 décembre 2005 – 20 février 2006
dimanche 11 décembre 2005
L’age d’or des sciences du monde arabe
Une belle occasion de visiter l’institut du monde arabe et de découvrir une très belle exposition : L’age d’or des sciences du monde arabe.
Cette exposition a pour ambition de montrer au public le développement extraordinaire qu’ont connu les sciences à l’époque de ce qu’il est convenu d’appeler l’âge d’or de la civilisation arabo-musulmane (VIIIe-XVe siècle).
L’exposition est divisé en plusieurs parties :
Les mathématiques, l’astronomie, les automates, la médecine, la physique, la chimie, l’art, et la musique.
C’est très intéressant mais je vous conseil de prendre une visite guidée ou au moins un audio guide car c’est tellement riche et complexe que j’ai été un peu dépassé, en effet au delà du côté esthétique il y a tout une culture d’une richesse extraordinaire qui réunissait le monde arabe par la connaissance.
J’ai donc acheté un guide sur cette exposition et j’y retournerai avec quelques éléments supplémentaires.
Ca m’a rappelé que je rêve d’aller à Damas en Syrie, faute de mieux pour rester dans l’ambiance on est allé au pied de chameau.
En même temps n’oubliez pas de monter sur le toit de l’institut ou la vue est tout simplement sublime.
Le site de l’institut du monde arabe
jeudi 8 décembre 2005
Willy Ronis
A l’occasion du quatre-vingt-quinzième anniversaire de Willy Ronis, la ville de Paris rend hommage à ce très grand photographe qui à su témoigner de la vie des quartier de Paris des années vingt à nos jours.
L’exposition se déroule au salon d’accueil de la Mairie de Paris et elle est très bien organisée malgré le monde (exposition gratuite). On découvre les différentes époques de la vie de Willy Ronis, et on se promène dans les anciens quartiers de Paris des Halles à Montmartre en passant par les jardins du Luxembourg.
Ce qui m’a frappé sur ces photos c’est le calme qui régnait à Paris, des rues sans embouteillages, les gens avaient le sourire, même les quartiers populaires avaient l’air plus joyeux que nos banlieues sinistres.
C’est une drôle d’impression que j’ai eu un sortant, de voir le passé qui n’a finalement pas si bien évolué que ça.
Si on faisait les même photos maintenant, je ne suis pas sur qu’elles dégageraient la même poésie.
En tout cas c’est une très belle exposition que je vous recommande.
Willy Ronis à Paris du 19 octobre 2005 au 18 février 2006.
Salon d’accueil – 29 rue de Rivoli 75004 Paris
Tous les jours sauf dimanches et fêtes 10h / 19h
mercredi 9 novembre 2005
Mac 2005
La Manifestation d’art contemporain
se déroulera du 23 au 27 novembre 2005 Espace Champerret à la
porte de Champerret (72017 Paris) avec plus de 500 mètres carrés
d’expositions réunissant plus de 135 d’artistes contemporains
(peintres, photographe, installation, vidéo)
Le Mac 2005 est une pépinière de talents inconnus mais aussi d’artistes confirmés.
Ce que je trouve très intéressant c’est la présence permanente de chacun des exposants, seuls interlocuteurs des visiteurs.
Un bon plan pour le week-end du 26-27 novembre.
Perso j’y serais
Le site officiel du Mac 2005.
Ci-dessus une toile de Jacques Barbier.
mardi 18 octobre 2005
A dada !!!
Ce week-end je suis allé voir l’expo DaDa au centre Georges Pompidou.
Inutile de vous dire que j’ai trouvé ça grandiose en tout cas pour ce qui est de la richesse de l’exposition.
Pour
ce qui est des œuvres c’est un mouvement très contestataire né en
pleine première guerre mondiale donc ce n’est pas très coloré ni très
chaud mais quel impact sur l’art.
Alors que Certaines personnes
assimilent un peu vite les artistes DaDa à une bande de farceurs
l’exposition montre la vraie énergie créatrice du mouvement Dada autant
d’une point de vue des œuvres que des textes.
Car le mouvement Dada comme le surréalisme avec Breton, vient d’abord des poètes tel que Tristan Tzara, donc l’exposition comporte énormément de textes, de couvertures de revues et de poèmes.
On retrouve les grands artistes qui ont marqué cette période comme Picabia, Duchamp (même si il n’est pas vraiment considéré comme un dadaïste), Jean Arp, Hugo Ball.
Belle expo mais il faut y consacrer du temps si on veut parcourir un peu les textes mis à dispositions.
Et puisque nous parlons De Duchamp savez vous ce que signifie L.H.O.O.Q ?
Et bien lisez la phrase à haute voix.
Marrant non ? sacré Marcel…
Expo DaDa centre George Pompidou.
Du 5 octobre 2005 au 9 janvier 2006.
dimanche 9 octobre 2005
Fiac 2005 (2)
Dimanche
je suis retourné à la Fiac, cette fois-ci pour faire le guide et vous
ramener d’autres photos et prendre un peu plus de temps malgré la foule.
Ce matin, il y a eu la découverte du gagnant du prix Marcel Duchamp
qui a pour but de contribuer au rayonnement international de la scène
Française en confirmant la notoriété d'un artiste, et cette année c'est
Claude Closky avec son installation vidéo qui remporte
le prix. Autant j’adore la vidéo d’art et expérimentale autant je
trouve que sa place dans un musée et discutable, surtout qu’en
compétition il y avait Kader Attia avec "Childhood" qui est une oeuvre vraiment surprenante. (voir ci contre)
Dans les tableaux qui m’ont beaucoup plus il y en a un de Sam Francis, un très beau tableau de Dubuffet : chapeau rose, Nicolas de Staël et son footballeur que je nai pas pu prendre en photo, une toile de Ulrich Lamsfuss.Pour ceux qui ont aimé Ida Tursic, il y avait un autre tableau d'elle que j’ai pris en photo.
Il
faut quand noter que le marché de l’art se porte plutôt bien car entre
vendredi et dimanche de nombreuses toiles avaient été vendues, malgré
des prix assez exorbitants et pas souvent justifiés, enfin c’est un
beau régal pour les yeux et les tableaux du projet de Raphaël Julliard étaient évidemment épuisées.
De gauche à droite : Dubuffet, Miller Levy
Ulrich Lamsfuss
Ma note précédente sur la Fiac.
vendredi 7 octobre 2005
La Fiac 2005
Ca y est, je reviens de la Fiac
et comme tout les ans c’est un vrai bonheur de pouvoir découvrir autant
d’œuvres aussi importantes et fabuleuses, comme quoi tout ne se trouve
pas dans les musées.
J’aurais tellement de choses à dire et je peux
vous assurer que trois heures finalement c’est peu car c’est un
véritable choc émotionnel.
D’abord saluons l’excellent initiative de Pierre Hubert qui a réussit à vendre 1000 toiles en un jour, grâce au projet de Raphaël Julliard. Il a fait réaliser 1000 monochromes rouges par des artisans chinois et les proposer au prix de 100 euros à la Fiac.
De
nombreuses spéculations en perspective... Ce n'est qu'en rentrant à la
maison que j’ai regretté de ne pas en avoir acheté une, mais le rouge
ne va pas dans mon salon…
Dans les belles choses j’aime toujours le travail de Ben, bien présent cette année et toujours autant d’humour.
En parlant d'humour j’ai adoré l’œuvre de Samuel Rousseau : y a du s’passer quelque chose, qui représente un lavabo et eu fond du syphon on découvre (en vidéo) un homme appelant au secours, j’ai trouvé ça grandiose…
Dans les incontournables il y avait un peu de Niki de St Phalle, Yves Klein toujours à vendre, Arman et César (on se demande pourquoi ils ont tant de succès ceux là), Christo et Alain Jacquet.
J’ai vu des très beau tableaux de Robert Combas, une œuvre troublante de Ida Tursic, une installation et des photos de Mary Sue assez génial, une peinture de Luis coquenao,
bref je pourrais en parler pendant des heures mais je vous conseille
vivement d’y aller ce week end, c’est vraiment l’occasion de voir des
choses nouvelles et hors de prix…
Et désolé de ne pas pouvoir citer
tout les artistes qui m'ont touchés car il faudrait un blog entier rien
que pour pouvoir parler de cette créativité dans l'art Contemporain et
de ce qui se déroule pendant la Fiac, le seul regret ne pas avoir le
temps d'y retourner.
De gauche à droite : Mary Sue, Ida Tursic, Alain Jacquet.
De gauche à droite Luis coquenao et Manolo Valdés.
Le site officiel de la Fiac.












